

La bibliothèque du Centre de recherche.
© Centre de recherche du château de Versailles
La bibliothèque du pavillon de Jussieu contient à ce jour plus d’un millier d’ouvrages. Bibliothèque de travail destinée aux chercheurs, elle doit répondre à leurs exigences tout en s’insérant intelligemment dans le contexte documentaire proche, c’est-à-dire la bibliothèque de la conservation du château et la Bibliothèque municipale de Versailles (BMV) : en dehors des usuels et des périodiques indispensables, elle s’est notamment donné pour tâche de rassembler un fonds de catalogues d’expositions françaises et étrangères ayant trait à la vie de cour.
Outre ces ouvrages consultables sur place et sur rendez-vous au Centre de recherche, les chercheurs peuvent également avoir accès aux 700 000 ouvrages de la BMV (dont une centaine de milliers antérieure à 1800) ainsi qu’aux 8 000 ouvrages de la bibliothèque de la conservation.
Depuis mai 2010, le Centre a par ailleurs mis à disposition du public sa base bibliographique. Accessible depuis le portail de ressources du Centre de recherche, cette base répertorie déjà plus de 2 200 articles, dont 1 600 numérisés, en rapport avec Versailles ou les sujets abordés par les programmes de recherche du Centre.
Afin d’informatiser et de mettre à disposition du public son catalogue de bibliothèque, le Centre de recherche a choisi de rejoindre le réseau des bibliothèques des musées nationaux.
Le catalogue collectif des bibliothèques des musées nationaux est en effet consultable aisément par Internet, via le site du ministère de la Culture et de la Communication ou par celui de artlibraries.net - Catalogue virtuel d’histoire de l’art , l’ancien « Virtueller Katalog Kunstgeschichte » (VKK), qui rassemble un grand nombre de catalogues de bibliothèques françaises et européennes et permet donc une diffusion internationale de notre propre catalogue.
Aujourd’hui, artlibraries.net c’est :
— 8 millions de notices avec une proportion importante d’articles de périodiques, d’actes de colloques, de mélanges, de catalogues et livres d’expositions etc., mais aussi un nombre croissant de notices concernant des archives, des photos et des ressources en ligne ;
— une interface de recherche basée sur la technologie éprouvée du KVK (Karlsruher Virtueller Katalog) qui offre une recherche simultanée dans plusieurs catalogues accessibles sur Internet et qui produit des listes homogènes de références abrégées ;
— des cibles variées : instituts de recherche, établissements d’enseignement, musées, centres d’exposition, collections de bibliothèques de recherche générale, catalogues collectifs spécialisés, bases de données consultables en ligne… toutes ces institutions reconnaissant le principe de l’Open Access qui a pour but de rendre l’information scientifique universellement, globalement et librement accessible.
Le château de Versailles ainsi que le Centre de recherche ont souscrit un abonnement à JSTOR. Conçu pour aider les bibliothèques des universités et des établissements d’enseignement supérieurs à rassembler leurs travaux scientifiques et à en assurer la conservation à long terme, JSTOR constitue un système d’archives numériques fiable. La base de données de JSTOR, consultable sur abonnement, nous permet ainsi aujourd’hui d’accéder en ligne à des travaux scientifiques publiés dans plus de mille revues, dans le monde entier et dans les domaines des lettres, des sciences sociales et de la science. Monographies et autres documents précieux pour les travaux des universitaires y sont également consultables.
Sur place et sur rendez-vous, le chercheur dispose de microfilms extraits des séries des Archives nationales et peut également obtenir l’accès aux fonds du château (architecture, musée, service des fontaines).
D’autres fonds d’archives – tels ceux des Affaires étrangères ou de la Défense (comme la correspondance de Louvois conservée à Vincennes) – sont encore à repérer et à négocier.
Les Archives départementales des Yvelines constituent un partenaire privilégié du Centre du fait de la richesse de ses collections concernant l’Ancien Régime et de son rôle pilote dans l’utilisation de bases de données numériques, avec une base commune pour les objets (conservation des antiquités et objets d’art) et pour les archives.