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Thèse « Les parfumeurs privilégiés, fournisseurs de la cour de Versailles (XVIIe-XVIIIe siècles) » (2018-2021)

La maison Guerlain finance ce projet de recherche qui constitue une thèse de doctorat menée par Alice Camus, sous la direction de Lucien Bély, professeur à Sorbonne Université.

L’Ancien Régime constitue une période fondamentale pour la construction du métier de parfumeur. Puiser dans les racines de cet artisanat valorise aussi ce métier aujourd’hui en lui redonnant une profondeur temporelle et une richesse historique. C’est la raison pour laquelle ce projet fait l’objet d’un financement de la part de la maison Guerlain. La maison Guerlain, qui célèbre en cette année 2018 ses 190 ans, s’inscrit dans la tradition historique de l’excellence de la parfumerie à la française dont les origines remontent à l’Ancien Régime. La mise en œuvre de ce financement par Guerlain, fleuron du patrimoine français, donne tout son sens à la réalisation de ces recherches permettant ainsi de relier la parfumerie de l’Ancien Régime avec celle d’aujourd’hui et d’apporter une valeur ajoutée à ce savoir-faire. L’histoire et le patrimoine de la parfumerie et de ces parfumeurs sont alors mis au service de cet artisanat d’excellence.

De plus, une collaboration scientifique est réalisée entre Guerlain et le Centre de recherche qui accueille ainsi Alice Camus pour mener ces travaux. Ce partenariat prestigieux vient parachever la cohérence de ce projet, qui s’organise ainsi sur le lieu même de l’exercice du commerce de ces parfumeurs.

Ces recherches visent à étudier les parfumeurs qui fournissaient la cour de Versailles, de Louis XIV à Louis XVI. A partir du XVIIe siècle, le métier de parfumeur devient une réalité. Ce sont les gantiers qui s’emparent de ce savoir-faire et parviennent à s’en arroger le monopole. Dès lors, les gantiers-parfumeurs fabriquent les gants parfumés, dont le succès est à son apogée à la cour de Louis XIV, les eaux de senteur et tous les cosmétiques tels que les poudres, les pommades, les rouges, les fards, les savonnettes ou encore les pâtes pour les mains. Ils vendent également des pastilles à brûler, des sachets de senteur et divers pots-pourris. Ces produits parfumés font l’objet d’une consommation importante parmi les courtisans qui se doivent de se conformer à une certaine apparence pour répondre aux critères du paraître curial.

Cette thèse s’intègre dans le cadre d’une histoire socio-culturelle. Ainsi, ces recherches ont pour objectif d’approfondir l’environnement social des parfumeurs qui fournissaient la cour de Versailles en mettant en valeur les réseaux dans lesquels ces hommes s’inséraient. Les recherches viseront également à cerner le profil culturel de ces artisans à travers l’analyse de leurs mobiliers, de leurs vêtements et de leur mode de vie. Nous nous attacherons aussi, bien évidemment, à étudier les produits qu’ils fabriquaient et à mettre en lumière les fournisseurs qui étaient en lien avec eux pour déterminer les circulations des matières premières.

Ce projet donnera lieu à diverses publications et valorisations.

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Antoine-Jean de Villeclair, Flaconnier, Paris, 1755-1756, Musée des Arts décoratifs, inventaire 57965. © Les Arts Décoratifs, Paris/Jean Tholance.
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