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L’Hôtel national des Invalides et le musée de l’Armée dans la deuxième guerre mondiale

Conférence – 27 janvier 2026 – En ligne

Conférence organisée par le Centre de recherche du château de Versailles et le château de Versailles, dans le cadre du cycle de conférences « Patrimoines culturels en temps de guerre – hier, aujourd’hui et demain », en lien avec le programme Châteaux et musées en Europe : un patrimoine artistique à l’épreuve de la guerre (XIXe-XXe siècle).

En septembre 1939, le général Mariaux, directeur du musée de l’Armée, fait protéger de sacs de sable et de bardage les tombeaux de Napoléon, de Turenne, de Vauban ainsi que celui de Foch sous le Dôme de l’église Saint-Louis des Invalides. Les effets personnels de Napoléon Ier et quelques emblèmes sont mis à l’abri in situ dans les caves et souterrains des Invalides.
En juin 1940, face à l’avancée allemande, l’évacuation d’urgence d’œuvres du musée de l’Armée, tourne court, le convoi étant bombardé par l’aviation allemande de manière non intentionnelle. Prévenu par un intermédiaire, Gaston-Henri Haye, maire de Versailles, fait inventorier le contenu des caisses, transférées en juillet 1940 à la Malmaison, puis renvoyées au musée de l’Armée fin 1940.
Identifiées par le contre-amiral Hermann Lorey, nommé directeur du Zeughaus de Berlin puis de l’ensemble des musées militaires allemands, près de 2000 pièces d’origine germanique du musée de l’Armée sont transférés vers le Reich tandis que des tableaux de la première guerre mondiale jugés vexatoires pour l’Armée allemande sont détruits. Canons, armes, trophées sont présentées triomphalement à Berlin, Dresde ainsi qu’au Kunsthistorisches Museum de Vienne dès avril 1941. Récupérées, non sans péripéties, par une commission militaire française, ces pièces sont exposées aux Invalides dès 1947.
Le monument lui-même fait l’objet d’une appropriation par les autorités d’occupation tout en servant de cache à un réseau de résistance et d’exfiltration. Le Dôme des Invalides est débarrassé de ses protections et rouvert à la visite à destination des troupes allemandes qui se pressent pour le voir à tel point que des mesures de sauvegarde des sols en marquèterie de marbre doivent être prises. En décembre 1940, le transfert des cendres de l’Aiglon depuis la crypte des Capucins à Vienne ouvre une nouvelle page refermée en 1969 sur décision d’André Malraux qui favorise leur inhumation définitive.

Conservatrice en chef du patrimoine, Sylvie Le Ray-Burimi est responsable du département Beaux-Arts et Patrimoine du musée de l’Armée au sein de l’Hôtel national des Invalides, à Paris.  

Commissaire des expositions Napoléon III et l’Italie. Naissance d’une Nation (2011), Vu du front. Représenter la Grande Guerre (2014) et France-Allemagne(s). 1870-1871 : la guerre, la Commune, les mémoires (2017) ainsi que de l’exposition Photographies en guerre (2022), ses recherches portent sur les représentations de la guerre, le patrimoine et les sociabilités artistiques en temps de guerre. Pilote du projet Histoire du site, elle est commissaire de nouveaux espaces dédiés à l’histoire de l’Hôtel des Invalides et du musée de l’Armée (ouverts en 2024).

Organisation du cycle : Claire Bonnotte Khelil, collaboratrice scientifique, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ; Christina Kott, historienne, maître de conférences à l’université Paris-Panthéon-Assas

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Assister à la conférence

Cette conférence aura lieu le mardi 27 janvier 2026 de 18h00 à 19h30 et sera diffusée en direct sur la chaîne YouTube du Centre de recherche du château de Versailles.

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